Introduction

Cette page est destinée à mettre en vrac (mieux, à classer!) les éléments premettant de construire une prospective pour le JMMC 2011-2014. A noter, la nécessité de trouver une structure pour remplacer l'actuel GDR, qui finit fin 2010, et ce, dans le cadre de la fusion des laboratoires LAOG et LPG, dont l'un, le LAOG, héberge l'actuel centre de réalisation.

Structure, Fonctionnement

Le JMMC est une structure française destinée à faciliter l'usage de l'interférométrie dans la communauté astronomique nationale et européenne. Il est la vitrine de l'expertise française en interférométrie optique, et plus généralement la haute résolution angulaire. Son champ d'application naturel est l'ensemble des interféromètres existant ouverts à la communauté française, le VLTI en particulier. A ce dernier titre, il collabore avec l'ESO pour la mise en place de nouveaux services de préparation des observations, etc... Il a enfin un rôle de formateur en interférométrie (écoles, workshop...)

Proposition de GillesDuvert: Le JMMC sera constitué d'un centre de réalisation et de maintenance logicielle structuré en équipe du LAOG (ou de l'UMS Observatoire?). Cette équipe comprend les ITA, CDD et CNAP du LAOG ayant des activités dans les groupes et les projets de réalisation du JMMC. Les membres de cette équipe peuvent être attachés conjointement à d'autres équipes pour leurs autres activités de recherche et/ou de service. L'équipe JMMC reçoit une dotation annuelle spécifique de l'INSU à travers la dotation récurrente du futur laboratoire LAOG+LPG. L'équipe a en charge la gestion de l'entité centre+réseau, l'aspect "vitrine" de la R&D hexagonale en interférométrie, le développement et la maintenance des logiciels "JMMC", les services annexes liés à la production de logiciels et la maintenance de bases de données...

Le centre maintient et finance les activités de Réseau qui constitue le vivier de la R&D déjà en place au JMMC dans sa forme actuelle. Il s'appuie pour ce faire:

  1. sur les recommandations et les évaluations d'un Conseil Scientifique.
  2. sur des groupes de recherche au statut informel mais constitués des experts répartis dans les différents laboratoires partenaires du LAOG+LPG, notamment un responsable de groupe.
  3. sur des conventions quadriennales passées entre l'équipe JMMC du LAOG+LPG et les OSU partenaires pour la définition et la comptablilsation des services d'observation JMMC hébergés par ces OSU.
  4. sur des conventions quadriennales passées entre l'équipe JMMC du LAOG+LPG et les labos partenaires pour la mise à disposition éventuelle d'ITA de ces laboratoires sur des projets.
  5. (membre d'équipe extérieur au LAOG ?)
  6. sur une enveloppe financière permettant de financer du support techniques (CDD, missions...) dans la communauté, suite à appel d'offre.
  7. sur sa capacité à soutenir des demandes de financement (ex: ASHRA, ANR, Europe...) effectués par des acteurs du réseau (laboratoires, groupes..)

Méthodes de travail

Chaque logiciel développé par le JMMC est porté par un groupe de travail scientifique, qui définie les méthodes et algorithmes à mettre en oeuvre. Chaque réalisation est accompagnée à terme d'une publication à référé garantissant la valeur scientifique des méthodes utilisées. Pour cela, chaque groupe scientifique:
  • dispose d'un liste de diffusion (incluant systématiquement l'équipe technique) et d'outils collaboratifs (wiki, gestion de code);
  • se réunit à l'initiative du PI de groupe au moins une fois tous les deux mois;
  • identifie un responsable technique gérant chaque réalisation.
Dès lors que la phase de R&D scientifique s'achève, les principes suivants sont appliqués (dans la mesure du possible) pour fournir aux utilisateurs les meilleurs logiciels:
  • Le code scientifique reste celui produit par les scientifiques eux-même;
  • Les ingénieurs se chargent du couplage des codes scientifiques, du développement des interfaces graphiques et de la mise à disposition des logiciels aux utilisateurs;
  • Des versions sont mises en ligne aussitôt que de nouvelles fonctionnalités majeures sont validées et documentées par les groupes.
Cette méthode a été mise en place avec succès dans le groupe 'Ajustement de Modèles' pour LITpro. Cette méthode allie le meilleur de chaque acteur tant scientifique que technique.

De plus une réunion mensuelle des PIs fait état:

  • d'un point sur chaque groupe de travail;
  • de l'activité support utilisateurs;
  • d'échanges d'informations générales.
Y assistent, l'ensemble des PIs de groupe, les membres de l'équipe technique, l'équipe support utilisateur, et d'autres personnes clés et invités.

Le groupe technique se réunie chaque semaine pour faire le point sur les développements en cours. Le plus souvent le planning de l'équipe technique est fixé à l'échéance de un ou deux mois pour les sous-tâches des grandes lignes affichées par chaque groupe (qui elles peuvent s'étaler sur un an au plus). Cela induit généralement une répartition entre 3 et 4 projets chaque semaine. Cependant l'équipe essaie de s'organiser pour travailler au plus sur deux projets en parallèle.

A cela s'ajoute les activités transverses comme la maintenance des systèmes et serveurs, le traitement des incidents et la gestion quotidienne des activités. Ces actions de gestion et maintenance du service JMMC représentent une part significative des moyens ingénieurs (~ 1 personne/an). De plus ces aspects sont par nature difficiles à anticiper (demandes de support utilisateur, pannes matérielles, ...).

Concernant l'émergence de nouvelles thématiques ou besoins, la mise en place de nouveaux projets à l'initiative de la communauté est possible. ces efforts doivent cependant rester de petite taille, pour demeurer compatibles avec le reste des activités en cours. Ces initiatives se concrétisent souvent sous la forme de prototypes de validation du concept étudié (par exemples : base de données de publications, base de données de fichiers OIFits, développement techniques VO).

Orientations Scientifiques

Axes de développement proposés par le CS:
  1. Traitement du signal (VLTI2)

PierreKervella : Comme nous en avions discuté au CS, les consortia vont fournir des logiciels de traitement des données en principe assez complets pour interpréter les premières observations. Cela dit, il est raisonnable de penser que la performance optimale en terme de précision ne sera atteinte qu'avec une phase de mise au point sur un ensemble de données obtenues sur le ciel. Le JMMC pourrait jouer un rôle important dans cette phase, en fédérant les bonnes volontés existant dans la communauté.
  1. Calibrateurs (VLTI2) . Voir GetStar et SearchCal + bas
  2. Reconstruction d'images avancée (VLTI2)
    • reconstruction polychromatiques
    • référence de phase
    • masquage de pupille
  3. Astrométrie, astrométrie différentielle

PierreKervella : L'astrométrie est principalement un sujet qui concerne PRIMA et GRAVITY. Il y a déjà des travaux finalisés dans le consortium PRIMA, qui attendent maintenant une validation sur le ciel. Le cas de GRAVITY est un peu plus complexe, du fait du nombre plus important de télescopes, mais globalement assez proche tout de même. La contribution du JMMC pourrait intervenir au niveau de la modélisation du signal astrométrique sur un champ complexe, qui est une spécificité de GRAVITY par rapport à PRIMA. Cela s'apparente à du "model fitting" je pense, et pourrait être un prolongement du travail du groupe actuel.

  1. Autres interféromètres (CHARA, ...)
  2. Post VLTI (sol et spatial: SIMLite, FKSI (?))
  3. Observatoire virtuel : Il s'agira d'élaborer une norme VO pour l'échange d'informations en interférométrie. 3 types d'information sont envisagés:
    • échange d'observables interférométriques. Cela revient à étendre les concepts cachés derrière la norme OI-FITS en créant un DataModel, une VoTable , et des méthodes d'accès.
    • échange de paramètres de descrition d'inteféromètres, pour normaliser des applications de type ASPRO.
    • échange de paramètres relatifs aux objets "calibrateurs", pour normaliser des applications de type SearchCal

Developpements Logiciels

Nouveaux Logiciels

contribution FabienMalbet - 09 Sep 2009
  • un logiciel commun de réduction de données interférométriques qui puisse s'interfacer d'une part avec des outils existants (comme ASPRO et SearchCal, puis model-fitting et image reconstruction) et qui permettrait de passer des résultats de calculs de visibilités (comme calculés dans amdlib, mais qui pourraient aussi venir de MIDI, FINITO et/ou PRIMA) aux visibilités calibrées. L'idée est que l'on utilise tous les mêmes generes de méthodes pour estimer les fonctions de transfert ou les mêmes routines de plot. ce pourrait etre le lien entre tous les logiciels du JMMC et constituer une suite logicielle (en essaynt ed garder la modularité).

  • une base de données recensant les résultats interférométriques et dans lequel les référénces biblio seraient stockées ainsi que des metaparametres comme l'interferometre utilisé, l'instrument, la resolution spectrale, la band spectrale, le type d'objet, et éventuellement le lien vers les OIFITS bruts et réduits. Le besoin de mon point de vue est que l'on nous demande souvent des statistiques sur les résultats interfero (comment se place le VLTI par rapport aux resultats globaux, l'évolution des publication, les répartitions entre les sujets,...). Je pense a une base de données qui seraient hébergées sur le JMMC avec un accès via OLBIN, avec des similarités avec la base de données de J. Schneider sur exoplanets.eu

SearchCal

Contribution DanielBonneau et son groupe: Dans les années à venir, des améliorations devraient être apportées à l'outil SearchCal:

- pour tenir compte de l'évolution des performances des interféromètres en terme de longueur de base et magnitude limites dans les bandes spectrales d'observation.

- pour répondre aux nouveaux besoins des utilisateurs (TBD)

Cela pourrait implique plus particulièrement :

- la meilleure prise en compte de l'absorption interstellaire et de son effet sur l'estimation du diamètre angulaire des calibrateurs. L'effet de l'absorption est actuellement testé pour savoir s'il est une limitation, et a quel niveau, de SearchCal objet faible. L'absorption interstellaire peut apparaître dors et déjà comme une limitation pour de la recherche de calibrateurs dans certaines régions du ciel (centre galactique, régions de formation stellaire). Pour les futures observations à grandes bases il va être également nécessaire de réfléchir à son traitement le plus propre possibles.

- Fournir une information statistique de multiplicité potentielle des calibrateurs. Ceci permettrait de lever une limitation des versions actuelles de SearchCal qui est le manque d'information sur la possibilité que les calibrateurs proposés soient tout de même des étoiles multiples.

- Estimation du diamètre angulaire des calibrateurs proposés par SearchCal. Avec l'allongement des bases utilisables et l'accroissement de la sensibilité des instruments (augmentation de la magnitude limite) nous atteindrons les limites de précisions de nos méthodes de détermination des diamètres via la seule photométrie. La question qui va se poser, et sur laquelle il faudra travailler, est à partir de quelles longueur de base et sensibilité nous ne pourrons plus être au spécifications et si une seule amélioration des relations sera suffisante ou si le développement d'une nouvelle approche devra être développée. Pour les calibrateurs partiellement résolus (ce qui arrivera souvent aux grandes bases), l'information du diamètre seul ne sera pas suffisante pour calibrer les visibilités de façon absolue. Il faudrait peut-être envisager de fournir des paramètres d'assombrissement moyens dans les bandes d'observation, par exemple avec des modèles tels que MARCS ou KURUCZ.

- Calcul des diamètres angulaires précis pour les calibrateurs sélectionnés par l'utilisateur. Remise en service la variante de SC appelée GetStar qui permet de remonter toutes les informations connues du CDS sur une étoile, notamment sa photométrie depuis l'UV jusqu'à la bande Q, ainsi que les valeurs de son diamètre estimé à partir de la photométrie et/ou mesuré (occultation lunaire, OLBI).

- Valeurs de diamètre angulaire données par SIMBAD les mesures de diamètre publiées devraient apparaître dans les "measurements" de SIMBAD. A défaut, une valeur du diamètre estimée par une méthode spectrophotométrique fiable (basée par un ajustement de la SED) devrait être donnée dans SIMBAD au même titre que les magnitudes, le type spectral et la parallaxe.

- Adaptation éventuelle de SearchCal aux besoins spécifiques des instruments focaux (PRIMA, VLTI 2, etc.). (TBD)

- développements logiciels pour maintenir et développer SearchCal. Mettre à disposition de la communauté via le VO des différents catalogues générés (bandes V, K, K faint, N). Mettre à disposition de la communauté via le VO un catalogue de mauvais calibrateurs. Adapter l'interface graphique pour interroger directement les catalogues des bons et mauvais calibrateurs.

Développements Techniques

  • Mettre à disposition de la communauté via le VO des différents catalogues générés (bande V, N K, K faint)
    • Masquer sclwsServer derrière xinetd/Apache/TomCat pour renforcer la fiabilité du service (une instance de sclsvrServer "..." par requète)
    • Offrir une version asynchrone comme webservice standardisé et enregistré dans le VO
  • Mettre à disposition de la communauté via le VO un catalogue de mauvais calibrateurs
    • A la manière des bons calibrateurs, interroger et agréger tous les catalogues de mauvais calibrateurs pour en offrir une liste exhaustive
    • Se positionner face au service offert par l'ESO
  • Adapter l'interface graphique pour interroger directement les catalogues des bons et mauvais calibrateurs (protocole DAL)
    • Utiliser cette base pour fournir un client simple et universel de requête DAL

GetStar (nom de produit a définir)

Possibilité de développer un nouveau logiciel 'petit frère' de SearchCal pour une étoile en particulier. Il serait utilisé pour affiner, par des méthodes existante ou à définir par le groupe calibrateur, l'estimation du diamètre pour une étoile particulière (et non, statistiquement pour les étoiles environnantes comme le fait SC). Ce serait donc un outil d'amélioration de l'erreur sur les mesures calibrées à utiliser APRES les observations. Aceesoirement, c'est aussi un outil qui permet en 1 clic de remonter une quantité d'infomrations utiles sur une étoile sans aller les compiler dans une douzaine de bases de données différentes...

Il existe déjà une variante de SearchCal qui est un embryon de cette solution. Pour cela, il faut consulter le groupe Calibrateur pour améliorer et rendre publique un logiciel qui dispose d'une base existante.

  • Utiliser ce premier produit pour fournir le premier service web (simple d'usage) du JMMC

OIVal

  • Faire de cet outil un visualiseur générique d'OIFits

Aspro

Suite à l'enquête de satisfaction des utilisateurs des services JMMC, il ressort qu'un effort conséquent doit être porté sur la modernisation d'ASPRO, pour le mettre au niveau des autres logiciels du GDR. Les pistes sont:
  • Moderniser l'interface graphique (stage en cours, effort commun avec l'IRAM)
  • Refonte complète du logiciel en Java, pour le rendre autonome. Possibilité de le découper en plugins interopérables avec d'autres applications (par ex. besoins ESO).
  • Oct 09: Cet effort est d'ores et déja démarré avec

ModelFitting

voir présentation MichelTallon ici.

Développements transverses

  • Implémenter SAMP pour assurer la commutation entre nos applications et celles tierce-partie
  • Améliorer et maintenir JMCS (diffusion libre sous licence CeCILL)

Gestion des serveurs

Le JMMC a développé des services et une expérience à un niveau de qualité qui pourraient être enregistrés officiellement au niveau de l'Observatoire Virtuel. Cela implique une charge importante au niveau de l'équipe technique.

Voici une liste non-exhaustive de ce qu'il parrait pertinent d'envisager pour améliorer la structure au niveau du centre technique:

  • Mettre en place un serveur de développement
  • Améliorer le temps nécessaire au remplacement par le clone du serveur principale
  • Mettre en place de la redondance géographique
  • Installer un serveur LDAP
  • Compléter le système de métrologie/surveillance/statistique d'accès aux logiciels
  • Mettre en place un outils de gestion d'incidents pour suivre les bugs et demandes d'évolutions

-- GillesDuvert - 19 May 2009 -- SylvainLafrasse - 07 May 2009

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